comfortablyenjoythesilence:

www.escabeau.co.uk/ (: (en Upstairs at the Ritzy)


Oh, you are in a hurry… So listen to me.
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L’ours rêve à la nuit foncée de l’hiver austral, dédaignant le blanc immaculé sur l’étendue des glaces.

L’ours rêve à la nuit foncée

de l’hiver austral,

dédaignant le blanc immaculé

sur l’étendue des glaces.

tinymediaempire:

i havent had much to post lately, so here is a picture of the punk cat who lives in my house. her name is onion.


If I were a cat, I would be Onion.
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Some Swedish, Hungarian, Spanish and German people performing the motto ‘unity in diversity’.
At the European Parliament in Brussels, 7th Aug 2012.
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Se acaba un carrete, se gozan recuerdos.
“Pour peindre, pour aimer, pour écrire, il faut se sentir VIVANT! Il faut pouvoir pleurer devant la fragilité d’une fleur, avoir envie de sentir le sel de la mer sur son visage, manger un fruit comme on embrasse une femme.”
Emborronar un dibujo es igual que salir corriendo, tu actividad favorita.
Un ours Il est allongé dans mon divan. Il me regarde à yeux fixes ; les muscles de son bras sont en tension lorsqu’il a une idée. Il écrit dans son cahier. Ma colocataire écoute White Stripes, des bandes blanches. Il ouvre la bouche en écrivant.  Ses yeux, mi-fermés, me regardent ; je souris, il sourit. Il sort dehors, revient les bras croisés ; prend sa bière, m’offre sa bière, je refuse. La guitare fait pap pap pap pap. Il reprend son crayon, il finit sa phrase ; sa bouche toujours ouverte.  Je continue à écrire pour toi. On écrit tous les deux. Il se touche les cheveux, lève ses papiers ; me regarde. J’enlève mes lunettes, mes yeux respirent. Je pense à toi. Un instant. Puis, je reprends mon écriture. Je suis mi-allongée dans le divan à L, plutôt dans la partie basse. Je sens l’alcool dans moi. Je pense à toi. Un instant. Je m’en fous si c’est trop évident. Ça m’embête pas PLUS. J’essaie de ne pas rire mais je ne suis pas suffisamment forte. Je souris. Je sens ma respiration. Il prend sa bière, il en boit. Il descend du divan comme pour tomber par terre. Il prend mes jambes, soutenues par une table, en face de moi. Il prend mes jambes. Il embrasse mon sexe. Il regarde à yeux fixes où ma colocataire se trouve. Il n’arrête pas d’y regarder. Je ne bouge pas. Lentement, il retourne à sa place. Je souris. ON PENSE À CE QU’ON VEUT ON MONTRE CE QU’ON VEUT

Un ours

Il est allongé dans mon divan.

Il me regarde à yeux fixes ; les muscles de son bras sont en tension lorsqu’il a une idée.

Il écrit dans son cahier.

Ma colocataire écoute White Stripes, des bandes blanches.

Il ouvre la bouche en écrivant. 

Ses yeux, mi-fermés, me regardent ; je souris, il sourit.

Il sort dehors, revient les bras croisés ; prend sa bière, m’offre sa bière, je refuse.

La guitare fait pap pap pap pap.

Il reprend son crayon, il finit sa phrase ; sa bouche toujours ouverte. 

Je continue à écrire pour toi.

On écrit tous les deux. Il se touche les cheveux, lève ses papiers ;

me regarde.

J’enlève mes lunettes, mes yeux respirent. Je pense à toi. Un instant. Puis, je reprends mon écriture. Je suis mi-allongée dans le divan à L, plutôt dans la partie basse. Je sens l’alcool dans moi. Je pense à toi. Un instant. Je m’en fous si c’est trop évident. Ça m’embête pas PLUS.

J’essaie de ne pas rire mais je ne suis pas suffisamment forte. Je souris.

Je sens ma respiration. Il prend sa bière, il en boit.

Il descend du divan comme pour tomber par terre.

Il prend mes jambes, soutenues par une table, en face de moi.

Il prend mes jambes. Il embrasse mon sexe. Il regarde à yeux fixes où ma colocataire se trouve. Il n’arrête pas d’y regarder. Je ne bouge pas. Lentement, il retourne à sa place. Je souris.

ON PENSE À CE QU’ON VEUT

ON MONTRE CE QU’ON VEUT

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J’écris J’écris des métaphores brûlantes Touchées par des cœurs enflammés Je les écris souvent suffocantes Pour empêcher d’être dévorée par le gel   J’écris des assonances en abondance Au lendemain devenant mutiques J’écris au-dessous d’une bête muette Pour respecter l’accord tacite   J’écris pour cacher mes allégories Les déroutant des métonymies réjouissent J’écris avec la plume du vent propice Pour, sans mot dire, à la fin, m’épanouir   Étant seule, en tous points ; entière J’écris la solitude Pour habiller les mots d’humilité sincère Pour griffonner à plaisir

J’écris

J’écris des métaphores brûlantes

Touchées par des cœurs enflammés

Je les écris souvent suffocantes

Pour empêcher d’être dévorée par le gel

 

J’écris des assonances en abondance

Au lendemain devenant mutiques

J’écris au-dessous d’une bête muette

Pour respecter l’accord tacite

 

J’écris pour cacher mes allégories

Les déroutant des métonymies réjouissent

J’écris avec la plume du vent propice

Pour, sans mot dire, à la fin, m’épanouir

 

Étant seule, en tous points ; entière

J’écris la solitude

Pour habiller les mots d’humilité sincère

Pour griffonner à plaisir